+33 (0)1 80 88 34 91 contact@goandev.net

Quelques questions sur le nearshoring

Vous êtes présents à Rabat depuis cet été. Pourquoi une telle dispersion ?

Didier Hermann : Nous sommes implantés depuis plus longtemps en Inde. Mais nous avions besoin d’un niveau intermédiaire, à une distance raisonnable, pour contrer la terrible pression sur les prix que nous subissons depuis deux ans dans nos affaires courantes.

Il nous fallait trouver le moyen de proposer nos prestations traditionnelles de maintenance et de développement à des tarifs plus compétitifs. Or, les prix de revient sont plus faibles dans les pays d’Afrique du Nord ; les ingénieurs marocains ont un haut niveau de compétence, et la plupart de nos clients connaissent ce pays…

Comment votre centre marocain est-il organisé ?

Même si nos ingénieurs sont marocains, le management reste français. L’entité commune que nous avons créée avec Sofracom, filiale de France Télécom, est basée à Rabat. Ce sera un centre de production dédié à nos clients européens. Les projets informatiques y seront traités partiellement ou globalement, selon les besoins du client et en fonction des gains de productivité qu’il souhaite réaliser.

Les clients ont donc le choix entre payer cher en France ou économiser au Maroc…

Nous sommes clairs avec eux. Nous réalisons, en moyenne, entre 15 et 20 % d’économie sur nos coûts directs en région, contre environ 30 à 40 % au Maroc. Mais il faut aussi prendre en compte les coûts indirects, tels ceux des communications.

Le taux journalier moyen, qui ne constitue pas l’unique indicateur, variera de un à trois selon le profil de l’informaticien et la complexité du projet.

Mais n’y a-t-il pas péril en la demeure pour les informaticiens français ? Et donc pour vous…

Nous ne nous situons pas dans une optique de destruction d’emplois. Certaines prestations peuvent aujourd’hui être délocalisées, comme la maintenance applicative et aujourd’hui le développement.

Mais plus la durée du développement est courte, plus il sera difficile de développer et de travailler à distance avec des équipes éloignées.

Dans quelques années, entre 70 et 75 % des prestations seront réalisées dans des centres de services de proximité. Elles concerneront la maintenance et l’évolution applicative. Le restant sera dédié au développement de nouveaux projets simples.

En effet, plus l’interaction est forte entre les acteurs, plus il s’avère difficile de délocaliser le projet. C’est pourquoi je ne suis pas inquiet aujourd’hui pour les services informatiques français. Bientôt sortis de la crise, ils pourront retrouver toute leur spécificité et une productivité suffisante pour demeurer compétitifs.

 

Développer son application mobile pour moins de 200 euros/jour, c’est possible !

Des tarifs de développement simplement prohibitifs ?

Nous avons tous été surpris ou stupéfait, à lecture des tarifs pratiqués par les agences digitales ou par les agences de développement. Des tarifs à plus de 500 euros/jour sont fréquents et certains spécialistes peuvent même pratiquer des tarifs atteignant 800 euros/jour.

Ce faisant beaucoup de sociétés désireuses d’entrer de « plein pied » dans la transition digitale se voient « bloquées » dans leurs développements par des tarifs désormais prohibitifs.

En France, en Europe et même aux États-Unis, nous assistons à une pénurie de talents digitaux, les écoles françaises ne forment pas assez de développeurs, et ceux qui sortent de l’école choisissent souvent d’autres orientations, dans le conseil ou dans la finance par exemple, les rapports du Syntec en ce sens sont simplement formel. Affirme Pascal Rellier président fondateur de Go&Dev.

Corolaire logique : les tarifs s’envolent, les grands groupes, désireux de ne pas perdre leur leadership, investissent des sommes colossales dans la transition digitale, et monopolisent une grosse partie des compétences avec des moyens illimités.

Des ressources de talents disponibles

Or des ressources et des compétences digitales sont largement disponibles si l’on raisonne autrement que localement. Il suffit de se pencher du côté de certaines républiques baltes, de s’intéresser à la région des Balkans, ou simplement de traverser la Méditerranée. C’est en ce sens que chez Go&dev nous développons le SMART sourcing.

Avec nos clients, nous faisons le tri entre les opérations qui peuvent être développées à l’étranger en bénéficiant de coûts attractifs, de plus de souplesse en terme salarial, avec une qualité de développement au moins équivalente à celle que l’on trouve en France, et les opérations à forte ajoutée qui doivent être traitées en Local, en France par exemple.

Des tarifs défiants toute concurrence avec le Smartsourcing

« Notre offre a évolué » précise Pascal Rellier, Initialement orientée vers les start-up qui peinaient à trouver des ressources en France, nous sommes montés en compétences, et ce faisant, nous avons séduit des entreprises plus structurées, des éditeurs de logiciels par exemple.

Adresser 80% des besoins du marché digital

Nous arrivons à des tarifs défiants toute concurrence. Notre offre de départ pour développer une application commence à 190 euros/ jour avec une équipe comprenant 2 chefs de projet. Un chef de projet local et un superviseur dans notre « digital delivery center » de Rabat ou plus de 60 développeurs disposant de compétences et de formation équivalentes à celles dispensées en France ( c’est une des raisons qui explique notre choix de lancer notre premier centre de développement à Rabat) évoluent quotidiennement dans un cadre de travail parfait.

  • Développement de logiciels et applicatifs sur mesure (Java, C#…)
  • Développements web (sites web, applications web : PHP…)
  • Développements d’applications mobiles : iOS (iPhone, iPad) & Android
  • Développement informatique, adaptation et intégration de solutions Open Source Testing factory pour l’homologation de vos applications

« Nous adressons environ 80% des besoins du marché digital » précise Nabil Sebag, responsable du Digital Delivery Center de Rabat. Il n’est donc pas étonnant que même des acteurs du secteur financier se tournent vers nous. Nous proposons des tarifs grands comptes qui commencent autour de 220 euros/ mois.

Les grandes entreprises sont conscientes de la nécessité de rationaliser leurs coûts y compris en terme d’investissement digital.

Dans ce contexte, « nous ne fermons pas la porte au développement d’autres « Digital Delivery Center », mais aujourd’hui nos développeurs nous donnent parfaite satisfaction et nous sommes extrêmement fier de leur travail au quotidien, et du service colossal qu’ils apportent à tous nos clients » conclut Pascal Rellier.

 

POUR DÉVELOPPER VOTRE START-UP FAITES LE CHOIX DU SMART SOURCING !

Entretien avec Pascal Rellier co-fondateur de Go&dev

Pascal Rellier, pourquoi les jeunes entreprises devraient avoir recours au Nearshoring ?

P.R. : Si vous vous référez à n’importe quel manuel théorique qui traite de l’outsourcing, vous constaterez une véritable unanimité; les objectifs principaux qui poussent une entreprise à « outsourcer » sont en général :

  • Le manque de ressources internes au regard de la complexité de l’évolution des technologies,
  • La réduction des coûts,
  • Le besoin de recentrer ses compétences internes sur les projets en lien avec son business,
  • La nécessité d’augmenter les niveaux de services (ex: support 24/7)

En lisant ces lignes, nous comprenons parfaitement pourquoi le nearshoring correspond parfaitement aux contraintes des petites entreprises et des start-ups en phase d’amorçage : besoin de conserver ses fonds propres, besoin de flexibilité…

Par ailleurs, nous constatons que la phase de développement d’applications (par exemple), correspond à de fortes périodes de stress pour les fondateurs; c’est là que tout se joue.

Nous avons vu passer chez Go&Dev de jeunes entrepreneurs prometteurs, complètement absorbés par les problèmes liés au développement logiciel et de ce fait ne pas anticiper les enjeux cruciaux de développement commercial à court terme.

Chez Go&Dev, nous nous efforçons de convaincre ces jeunes entrepreneurs de pratiquer le SMART sourcing, et de recentrer les activités à valeur ajoutée “on shore” (sur le territoire français) en déployant les activités de développement informatique “near shore”, dans notre centre de production à Rabat, par exemple.

Il est donc si problématique de développer une application en France ?

P.R. : Je vous répondrais, d’une réponse de normand : “Ca dépend!”. Pour les très grosses sociétés, non! Mais il faut bien comprendre que la révolution digitale constitue un tel enjeu que beaucoup d’entreprises du CAC surinvestissent dans le digital de peur d’être prise de vitesse. Comme ces mêmes entreprises disposent de capacité d’investissement  financier quasi illimitées sur ces sujets, elles absorbent une quantité astronomique de ressources humaines.

Corollaire logique, ceux qui ont moins de moyens les moyennes entreprises et les start-ups insuffisamment financées  doivent souvent se “débrouiller” avec des petites entreprises à la réputation pas forcément bien établies ou des free lances.

La France s’affirme tout de même comme la nation digitale Européenne ?

P.R. : C’est vrai et nous constatons que nos écoles forment des ingénieurs d’un niveau remarquable.

Le problème, c’est qu’elles n’en forment pas assez. Et qu’une fois diplômés les jeunes ingénieurs, ne veulent pas faire de code, ils veulent être consultants, chefs de projets et les meilleurs d’entre eux souhaitent évoluer vers la finance.

Ce faisant, nous assistons à une pénurie de talents numériques qui ne va pas se résorber du jour au lendemain. Le problème n’est pas uniquement français; on assiste à un phénomène  quasi similaire aux Etats-Unis où, en revanche, des initiatives civiques tendent à promouvoir l’apprentissage du code chez les jeunes et aussi chez les seniors.

Les créateurs de start up ne sont pas suffisamment informés au sujet de la pénurie de talent IT, ils cherchent des solutions locales, alors qu’ils ont à leur disposition des ressources parfaitement adaptées à leur besoin, moins chères et plus flexibles, au Maroc par exemple.

Comment aider les jeunes entrepreneurs ?

P.R. : Il faudrait pouvoir convaincre les PME et les start-ups qu’elles ont tout intérêt à miser sur de l’outsourcing pour créer de la valeur ajoutée, autrement dit, du SMART sourcing. Les start-ups doivent non seulement se concentrer sur les process en amont  UX-UI-définition des fonctionnalités, mais également sur la partie commerciale.

Toute leur énergie devrait être “aspirée” par leur Business-Développement en mettant en place des process marketing et sales qui transforment. Ne l’oublions pas un créateur de start-up a mille choses à faire.

Il doit, non seulement, développer son application, séduire des investisseurs pour pouvoir accélérer, mais également aller le plus vite dans son GotoMarket. Si le développement n’est pas le domaine de prédilection d’un entrepreneur, autant le libérer de la contrainte technique, avec des solutions financièrement rationnelles, pour qu’il se puisse se recentrer sur d’autres sujets clefs, le développement de son business et la recherche d’investisseurs par exemple.

En quoi consiste le Smart Sourcing version Go&Dev ?

P.R. : Le SMART sourcing intègre l’utilisation des nouveaux paradigmes d’innovation comme l’utilisation de services cloud privés, l’intégration d’applications mobiles dans les process quotidien. Par ailleurs, nous utilisons des méthodes de gestion agiles (DevOps) dès lors que nous “onboardons” un projet en local.

Nos ingénieurs à Rabat ont suivi des cursus équivalent à celui des développeurs français, ils parlent tous français, et sont tous conscient de l’opportunité à collaborer sur des projets digitaux français. 

Nous voulons créer avec les jeunes entrepreneurs, une relation de partenariat, transparente, basée sur une bonne compréhension de leurs besoins, c’est la mission de nos consultants parisiens puis une recherche d’excellence dans la mise en oeuvre technique et fonctionnelle, c’est la mission de notre plate forme de Rabat.

Les Start-ups doivent avoir accès à toutes les compétences, à tous les potentiels d’innovation, pour être toujours être plus performantes. Dès lors que le développement est assuré, il n’y a plus qu’à commercialiser… La balle est dans leur camp, ils ont tout pour réussir, nous croyons en eux.


Cliquez ici pour nous contacter

DÉCOUVREZ LE « SMART SOURCING » AVEC GO&DEV !

On a souvent le sentiment lorsque l’on parle de nearshoring à des amis, à des relations de travail, qu’un jugement dubitatif s’installe. Certains de nos clients nous racontent avoir eu de vrais débats sur l’opportunité de développer un projet digital en Nearshore. Idées préconçues et débats idéologiques venant souvent faire obstacle à une vraie démarche cartésienne.

Nous estimons pour notre part que le nearshoring peut constituer un véritable levier de décollage pour les entreprises.

En effet, tout en bénéficiant des gains de productivité potentiels offert par les marchés émergents, les entreprises peuvent s’ouvrir la voie vers plus d’innovation et de compétitivité. Ce que nous appelons le Smart sourcing.

Pour ce qui concerne l’aspect idéologique, évidemment le contexte médiatique permet de mieux comprendre ces à priori. Il est, en effet, rare de lire dans la presse que le nearshoring créé de l’emploi et qu’il a permis d’augmenter la compétitivité d’une l’entreprise.

En revanche, vous pourrez souvent lire dans la presse ou voir dans les médias, qu’une entreprise délocalise souvent du fait de la compétitivité plus ou moins déloyale d’un autre pays : ce qu’il est convenu d’appeler le dumping social…

Si Il est vrai que le nearshoring a été dans certains circonstances mal utilisé par certaines grosses entreprises (on pense évidemment aux plateformes d’assistance de certains groupes télécom), un modèle hybride, onshore / nearshore est aujourd’hui parfaitement pertinent dans un monde complexe et globalisé. C’est ce qu’on appelle le Smart Sourcing.

S’il existe une abondante documentation et littérature à ce sujet, nous pouvons prodiguer en toute humilité 5 conseils pour bien mettre en oeuvre le Smart Sourcing.

1) Pratiquer le nearshore pour des « commodités » , des tâches récurrentes et des tâches à faible valeur ajoutée. Assurez-vous de créer la confiance dans et hors de votre organisation, conserver en local l’innovation,

La « compréhension Business », les tâches stratégiques et à forte valeur ajoutée, sans jamais toutefois oublier de mettre à bord vos équipes Nearshore lors du démarrage d’un projet.

2) Choisissez la région/pays où vous allez pratiquer le Nearshore en fonction de sa facilité d’accès, de la disponibilité des bonnes compétences, de la qualité des infrastructures (accès aéroport, internet, …), et bien sûr une région où vous pourrez réaliser des économies d’échelle vous permettant de vous consacrer à l’innovation.  

Nous avons choisi de démarrer nos activités au Maroc, parce que le niveau de formation des ingénieurs en développement y est comparable à la France, que le cursus scolaire y est comparable (quelques années d’histoires communes ont laissé quelques traces), que Rabat est en plein essor, que nous disposons d’infrastructures exceptionnelles, et que l’on y parle le français, ce qui ne constitue pas le moindre des atouts.  

3) Vous pouvez réinvestir une partie ou la totalité les économies réalisées dans des activités à plus forte valeur ajoutée en onshore (en local).  En effet, réduire le coût des « commodités » permet d’investir dans l’innovation ce qui se traduira également à terme par des gains de compétitivité.

4) Soyez un bon manager en vous assurant que vos collaborateurs comprennent, acceptent et soient acteurs du changement. Il est donc important de se préoccuper du développement des équipes pour qu’elles ne s’enferment pas dans des tâches à faible valeur ajoutée mais au contraire cultivent leur employabilité avec des compétences à valeur ajoutée.

Cette idée de maintenir son « attractivité » vis-à-vis de son employeur et du marché est valable bien sûr pour chacun d’entre nous.

5) Enfin, il est primordial de mettre en place un organe de gouvernance, de continuellement améliorer le service et les processus, et de régulièrement vérifier que le réglage convient toujours, et si nécessaire l’adapter.

Pour passer de la théorie à la pratique, je prendrais un exemple récent que nous venons de mettre en place chez Go&dev.

Chez Go&dev, notre infrastructure nearshore a permis a des start-ups qui souffrent de plein fouet de la pénurie de talents IT en France et qui par conséquent font face à des coûts de développement parfois prohibitifs, de mener à bien leur projet de développement. Les coûts de développement ont été divisés par deux sur certains postes, l’intégration entre les équipes locales et les équipes nearshore s’est faite de manière fluide.  

Nearshoring : 9 clés pour réussir son outsourcing IT

Pensez team !

Construire une équipe talentueuse et forte, constitue toujours un challenge dans le lancement d’un nouveau projet et un « point clef » dans son aboutissement. Quand vous avez recours à l’outsourcing, pour parer par exemple à une pénurie de développeurs, le « pain point » ne réside pas simplement dans le fait de recruter une équipe qui collectivement va posséder les compétences ad’hoc pour mener à bien votre projet de développement , mais plutôt d’instaurer une organisation qui permette aux membres de l’équipe d’outsourcing de valoriser tout leur potentiel et de rester intrinsèquement motivée sur une période souvent longue.

Les équipes de la plate forme « nearshore » souffrent parfois du sentiment d’éloignement du centre névralgique et stratégique du projet. Il est prépondérant de leur donner le sentiment qu’elles sont naturellement et « spontanément » intégrées.

Il convient dès lors de créer un véritable environnement engageant dans lequel chaque maillon contribue aux objectifs d’une équipe. Les équipes « nearshore »  contribuent tout autant à la réussite des objectifs de l’entreprise que les équipes centrales et doivent avoir le sentiment de s’intégrer dans un «nous» collectif, porteur et non pas d’être scindé entre  un «nous» et «eux».

Vous trouverez ci-dessous des pratiques tirées de l’expérience de Go&dev et de ses fondateurs qui peuvent aider à surmonter les enjeux liés au développement IT en Nearshore. Ce ne sont évidemment que des principes que nous vous transmettons avec la plus grande humilité.

 

1. Soutenez une communication régulière par voie digitale.

Une communication ouverte est la « clé du succès » de toute production outsourcée. En ce sens, en plus de locaux confortables et adaptés à leur mission, l’équipe Nearshore doit disposer d’au moins une salle de visio-conférence accessible à toutes les équipes.

La visioconférence constitue évidemment aujourd’hui, une bien meilleure option que la traditionnelle « conf-call ». Le tarif de communication est moins élevé (quasi gratuit), elle ne coute pratiquement rien en terme d’investissement, et permet de rapprocher les équipes en contribuant à créer ce fameux « nous » vertueux, en mettant  » a name on to a face ».  À titre d’exemple, nous utilisons indifféremment chez Go&dev : Google Hangouts, Skype, ou Zoom. Nous recommandons également la mise en place d’outils de messagerie instantanée comme « Slack » par exemple. La communication par courrier électronique doit rester l’outil central de la communication écrite formelle.

 

2. Sanctuarisez les réunions en « face to face ».

Notre expérience montre que les réunions en « face to face » régulières constituent l’un des facteurs de succès fondamentaux en créant de la proximité. Les membres de l’équipe peuvent apprendre à se connaître et établir une confiance mutuelle, ce qui s’avère fondamental pour de nombreuses décisions clés à prendre, parfois en toute autonomie.

Au début du projet chez Go&dev, nous sommes ravis d’accueillir sur notre site « Nearshore », les membres de l’équipe projet pour organiser un transfert de compétences efficace. Les liens avec le personnel peuvent être actualisés en réunissant périodiquement l’ensemble de l’équipe, ce qui peut s’accompagner à des événements visant à améliorer la cohésion des équipes.

3. Nommez un chef d’équipe local comme point de contact unique.

Les équipes « nearshore » rencontrent plus de défis organisationnels que le donneur d’ordre ne peut imaginer. Elles ont donc besoin d’une structure de communication et de gestion hiérarchique claire. Avoir un chef d’équipe local dans l’équipe comme point de contact unique est essentiel pour garder une équipe « outsourcée » sur les bons rails. L’une des principales responsabilités du chef consiste à configurer et à organiser la charge de travail localement mais également à encourager les « best practices » en terme de développement et de gestion de projets pour mener à bien un projet IT : planifications de sprint, estimations, revues de code, cartes de scénario, etc.

Le rôle du chef d’équipe est de rappeler à l’équipe les principes sous-jacents et de les guider dans l’adaptation de leurs pratiques lorsque la tentation de les oublier peut exister. Il assume la responsabilité de la performance globale de votre équipe nearshore et devra disposer de la liberté de décision et du soutien nécessaires.

4. Votre équipe Nearshore est performante, faites lui savoir.

Il est important que votre équipe « outsourcée » ou ses membres individuels soient reconnus pour la qualité de leurs performances. Nous vous encourageons à récompenser les résultats individuels. Notre expérience montre que la reconnaissance de performances particulières incite les équipes « nearshore » à donner le meilleur de leurs capacités et à produire toujours plus d’efforts, par exemple. Venir le week-end pour finir le travail et respecter des délais de livraison serrés, ce qui est fréquent chez Go&dev.

 

5. Répartissez le travail sans à priori.

Nous suggérons de « laisser la chance » aux équipes  «outsourcée» de continuer à réfléchir à leur mission dans un contexte général, et de ne pas parcelliser les taches de manière trop verticale. En ce sens, les taches peuvent être partagées indépendamment de la zone géographique, c’est ce que nous recommandons à nos clients. La tentation est grande par exemple, de confier les taches « nobles », comme l’architecture ou le « user thinking », aux équipes centrales et de ne confier que les taches liées au « développement pur », aux équipes « outsourcées ».

 Si c’est effectivement pour pallier à une pénurie locales de « codeurs purs »,  qu’une entreprise a recours au « nearshoring », il n’empêche que notre expérience montre au contraire qu’en associant (même de manière purement consultative) les équipes « outsourcées » à ces taches, les chances de réussite du projet de développement sont maximisés. Les équipes Nearshore pouvant ainsi mieux se réapproprier le projet et minimiser « l’effet silo » toujours nuisibles à la bonne réussite d’un projet digital.

 

6. Expliquez le « pourquoi du comment ».

Quand, les « bons » développeurs font des suggestions bien argumentées en matière de conception, d’architecture et de développement de logiciels, ils sont souvent déçus quand ces suggestions ne sont pas acceptées. En particulier si les explications nécessaires manquent.

Les contraintes budgétaires, accords-cadres avec les clients et autres partenaires, limitations de temps, etc… doivent ainsi être communiqués en amont aux développeurs. Par ailleurs,  nous encourageons nos clients à prendre le temps d’expliquer de manière transparente les raisons pour lesquelles une décision peut être prise, afin de partager une perspective commune pertinente avec les équipes « Nearshore ».

7. Nourrissez vos développeurs de documentation « high level ».

Le maintien d’une documentation précieuse améliorera également le processus de collaboration avec les équipes « outsourcées » tout en utilisant des pratiques agiles. Nous vous encourageons à fournir des « user stories » avec des diagrammes de cas d’utilisation dans des backlogs accessibles à tous, afin de réduire les malentendus et d’améliorer la collaboration au sein d’une équipe.

Divers outils tels que le suivi des problèmes (par exemple, Jira), un outil de gestion de projet (par exemple, Scrum Works) aident également à maintenir la documentation et à assurer une bonne transparence.

Notre expérience montre qu’investir dans une documentation de qualité est rentable, en tirant les équipes « nearshore » par le haut pour atteindre un haut niveau de qualité de développement.

8. Encouragez la rétroaction.

Donnez aux membres de votre équipe « nearshore » la possibilité de commenter des éléments tels que la motivation, le sentiment d’utiliser des langages de haut niveaux. Montrez leur que le donneur d’ordre est sensible à tous les facteurs qui peuvent avoir une influence positive ou négative sur leurs performances et peuvent contribuer de manière significative à l’atmosphère générale de l’équipe, à la motivation intrinsèque et à l’implication des équipes Nearshore.

De la même manière, assurez vous évidemment du confort de leur cadre de travail.

9. Utilisez les bons outils.

Votre décision d’outsourcing doit être associée à l’engagement de fournir à vos équipes : locales et « Nearshore », les outils nécessaires pour optimiser la communication.

Un environnement de développement complet devrait, de par notre expérience, inclure les outils intégrés suivants: (Gestion de projet, suivi des bogues, suivi des problèmes, partages de documents, code source et aperçu du référentiel, système de révision de code, gestion des versions (intégration continue), système de contrôle de version (référentiel de code source).